Nous sommes en train de vous écrire l’histoire de la Création sous un
angle nouveau. Ce n’est qu’un récit mais il doit servir de base pour
nos rencontres et nos échanges, servir de fondement pour nos
explications et votre compréhension de CE QUE et de QUI vous êtes
véritablement.
En voici quelques extraits, cités dans les leçons de Saint Germain, qui vous en donnent un aperçu en attendant que la traduction française soit complétée.
Début des extraits tirés de “La danse de la vie“:
Le début de Tout ce qui est
ou
le voyage du “ÇA“
Au commencement étaient la LUMIÈRE, l’ESPRIT, la présence UNE.
“ÇA“ était rempli d’Amour et de Sagesse,
plein de puissance et de force de rayonnement,
mais sans expression et sans être conscient de sa propre existence.
“ÇA“ était TOUT et RIEN.
Alors un jour, “ÇA“ s’en alla dans le champ du RIEN
pour, ici, devenir le TOUT.
Au début de notre histoire, il y a eu une présence – pas un être,
mais une présence dans le cosmos. Nous l’appelons “PRÉSENCE UNE“ ou
“ÇA“.“ÇA“ était espace et centre, étendue cosmique et limite extrême.
Mais rien de cela n’était concevable ni palpable. “ÇA“ était une
présence “dormante“ au pays du TOUT et du RIEN. “ÇA“ reposait en un
calme infini. Rien n’était en mouvement. Rien ne respirait. Rien ne se
produisait. Rien n’était à faire. “ÇA“ ÉTAIT tout SIMPLEMENT. Et si
“ÇA“ avait parlé, il n’aurait probablement prononcé que les seuls mots:
“JE SUIS“.
La “PRÉSENCE UNE“ était obligée d’accepter que rien
ne change, que son immense potentiel de Lumière et d’Amour ne puisse
pas s’exprimer, que toute sa sagesse et sa puissance ne serviraient
finalement à rien. “ÇA“ l’accepta longtemps – jusqu’à un jour bien
précis.
Ce jour cosmique-là, “ÇA“ ressentit au plus profond de
soi la toute première pensée divine et “ÇA“ l’énonça dans les
profondeurs insondables de son être: “ICI et MAINTENANT cela suffit!“
Et
“ÇA“ fit une toute première respiration. Cette respiration déchira “ÇA“
en son intérieur, ouvrit “ÇA“, traça des canaux à partir de son centre
et déclencha un bouleversement gigantesque dans tout “l’Omnivers“.
Toutes les structures environnantes spirituelles et énergétiques se
trouvèrent prises en un tourbillon de mouvement et s’engouffrèrent en
mugissant à travers les canaux ouverts jusque dans le cœur de “PRÉSENCE
UNE“. Et Dieu sait que cela a été sacrément inconfortable! À un certain
moment, “ÇA“ revint à lui, fut très étonné et se demanda: “mais
qu’est-ce qui se passe?“
…….
Finalement, “ÇA“ pensa: “Il
FAUT qu’il se passe quelque chose! Je ne supporte pas CELA plus
longtemps!“ Car il y avait quelques millions d’années que “ÇA“ se
trouvait dans cet état d’ouverture mugissante. “ÇA“ est un peu plus
patient que vous. Vous, vous trépignez déjà quand rien ne change au
bout de trois jours. “ÇA“ devait faire quelque chose, mais quoi? Rien
que le fait de FAIRE n’avait encore jamais existé. Qu’est-ce que c’est
– FAIRE? Comment est-ce que cela fonctionne? Comment faut-il s’y
prendre? Des questions dans la Lumière éternelle – et pas de réponse à
l’horizon!
Alors, à la fin, “ÇA“ commença lui aussi à s’agiter
et voilà qu’il en inventa le tout premier mouvement. Ce mouvement n’a
jamais cessé jusqu’à aujourd’hui, car il est encore nécessaire pour
aller plus loin, pour exprimer quelque chose, en faire l’expérience et
le transformer. “ÇA“ s’agita de manière incontrôlable et mit tout son
univers sans dessus dessous. Des choses trépignaient et bougeaient aux
fins fonds de “ÇA“. Mon Dieu, encore quelque chose de nouveau: une
ASPIRATION, un SOUHAIT qui devint brûlant. Soudain, cela tracassa “ÇA“
de ne pas vraiment savoir ce que c’est. “QUE - SUIS-JE?“
Pendant
tout ce temps, “ÇA“ avait vécu sans savoir QUOI, QUI ou POURQUOI “ÇA“
existait. C’était une constatation véritablement renversante. Il
fallait que “ÇA“ y trouve une réponse! Au plus profond de son être,
“ÇA“ le pressentait: la réponse ne pouvait se trouver qu’au cœur du
TOUT ou, au contraire, dans le RIEN. Car il n’y avait rien d’autre que
le TOUT et le RIEN, pas même un cœur. Alors, “ÇA“ commença d’abord par
créer un CŒUR et un espace vital avec une limite extérieure. Puis, il
créa une CONTREPARTIE au TOUT.
La première ère de Cristal ou “LUI“ et “ELLE“ poursuivent le voyage
Les essences de “ÇA“ se sont fendues et ont changé “ÇA“ en quelque
chose de très différent. La rotation faiblit et s’arrêta lentement.
“ÇA“ n’était plus lui-même. “ÇA“ ne pouvait plus voir ce qui était à
l’extérieur. “ÇA“ était maintenant hors de lui et voyait ce qu’il était
devenu. Son regard se posa sur deux … ?.. ?... êtres très,
très singuliers. Jamais auparavant il n’y avait eu QUELQUE CHOSE DE
SEMBLABLE dans cet univers. Bon, CELA était joli, gracieux, mais
QU’EST-CE-QUE c’était et à quoi est-ce que ça devait servir…?
C’est
ainsi que vous avez vu le jour à la première ère de Cristal. On ne peut
pas dire qui des deux en a été le plus étonné, “ÇA“ ou VOUS. Lors de sa
dernière “danse sauvage“, La PRÉSENCE UNE s’est épanchée en DEUX ÊTRES.
TOUT s’est extrait de lui-même et n’a RIEN gardé pour lui.
Un de
ces êtres, appelons-le “LUI“, s’est chargé de toutes les forces
originelles que vous appelez aujourd’hui l’OBSCUR et la DESCENTE. Ce
n’est pas un homme, non, mon Dieu, non. LUI est une entité d’Esprit
masculin. LUI a été l’entité première de toutes les énergies
condensatrices, descendantes et obscures, le Père originel et le
gardien de votre Obscur humain et de toutes les forces de sentiments
négatives, la nature-même de l’Obscur créateur.
L’autre être,
appelons-le “ELLE“, s’est chargé de toutes les forces originelles que
vous appelez aujourd’hui la LUMIÈRE et l’ASCENSION. ELLE n’est pas une
femme. ELLE est une entité d’Esprit féminin et doit devenir l’entité
première de toutes les énergies dilatantes, élévatrices et lumineuses,
la Mère originelle et gardienne de votre Lumière humaine et de toutes
les forces de sentiments positives, la nature-même de la Lumière
créatrice.
“ÇA“ mit son être tout entier dans ces deux
créatures, mais UN CŒUR demeura au centre. Elles n’ont reçu ni cœur ni
colonne vertébrale propres. Ils existent ensemble dans le cœur du UN
autour duquel ils évoluent en dansant. Ce que “ÇA“ ressentit, ils le
ressentent également, aussi bien LUI que ELLE.
Ainsi, la
première ère de Cristal commença en tant qu’espace purement spirituel.
Il servait à l’exploration commune de l’esprit divisé en deux entités.
Les entités masculine et féminine étaient foncièrement différentes
l’une de l’autre. Chacune d’entre elles possédaient des facultés que
l’autre ne connaissait pas et ne pouvait pas ressentir. Elles étaient
complètement étrangères l’une à l’autre.
Et pourtant, une paix
profonde régnait entre elles et chacune d’elles vibrait pour l’autre
d’un amour immense et d’un profond respect car chacune d’elles les
ressentaient en elles. Finalement, il n’y avait rien d’autre que cela.
Elles étaient des créatures de l’UN et remplies de vénération envers
elles-mêmes et envers l’autre. Elles ne pouvaient rien ressentir
d’autre. Malgré leur nature profondément contraire, elles ne pouvaient
pas percevoir de différence entre elles deux – pas encore.
Elles
allèrent vers l’extérieur et expérimentèrent. Elles explorèrent leur
être. Elles avaient les mêmes questions que “ÇA“ au début. Elles
voulaient découvrir ce qu’elles étaient elles-mêmes et ce que l’autre
était. Le même feu habitait en elles. Elles voulaient savoir pourquoi
elles étaient différentes. LUI alla au plus profond de lui-même et y
effleura “ÇA“. LUI en fut très touché. LUI en fit part à ELLE et
constata avec étonnement qu’ELLE avait fait cette découverte elle
aussi, malgré qu’ELLE soit si différente de LUI. Comment se faisait-il
qu’ils perçoivent tous deux la même chose en leur fort intérieur alors
qu’ELLE s’exprimait en toute chose de manière différente de LUI,
qu’ELLE désirait autre chose, qu’ELLE ressentait différemment de LUI?
LUI,
il “pulsait“ vers l’intérieur quand il se réjouissait ou qu’il
découvrait quelque chose de nouveau, et un profond Obscur enroba sa
présence. ELLE, elle rayonnait vers l’extérieur quand elle se
réjouissait ou découvrait quelque chose de nouveau, et elle enroba sa
présence d’une claire Lumière. Des rayons jaunes-dorés dansaient avec
des vagues bleues-indigo et fusionnaient en des formes les plus belles
quand ils se réjouissaient ensemble. On voyait sans cesse des éclairs
verts-émeraude insondables, cette Lumière océanique de “ÇA“ qui a
sillonné, à la fin du temps, les abîmes les plus profonds de la magie
noire ainsi que les temples les plus élevés de la sagesse.
LUI
dansait toujours dans la même direction, attirant tout vers lui en de
gigantesques tourbillons. ELLE ne pouvait danser que dans la direction
inverse, se dilatant en d’immenses étendues. Leurs danses conjointes
étaient d’ardentes tempêtes de Lumière et d’Obscur, d’or et d’indigo,
qui pulsaient entre le “CŒUR-UN“ et les limites extérieures extrêmes et
qui remplissaient de vie le cosmos.
Et ils constatèrent un autre
phénomène: toutes les différences qu’ils voyaient entre eux
disparaissaient aussitôt qu’ils se reconnaissaient. Toutes les formes
d’expression qui les différenciaient ELLE et LUI apparaissaient
temporairement et se changeaient en leur contraire aussitôt qu’ils s’en
rendaient compte. TOUT était possible et RIEN (ne) se maintenait. LUI
était Obscur, lumineux comme la Lumière et ELLE était Lumière,
rayonnante comme l’Obscur. Ils pouvaient le retourner dans tous les
sens: les contraires les plus profonds ne présentaient aucune
différence quand on y regardait de plus près.
……….
Et à la fin de cette ère, ils “dansèrent“ dans l’ère suivante.
L’ère de calcaire ou La division est la fusion
En fin de rotation, vous êtes atterris dans l’ère de Calcaire que vous
avez inaugurée. Et regardez: la première réponse à la dernière question
se mettait déjà à étinceler. Votre configuration n’avait malgré tout
que peu changé – et pourtant, rien n’était plus comme avant. Il arriva
deux êtres, divisés mais cependant fusionnés – pareils mais pourtant
différents. Une nouvelle division a eu lieu et, en même temps, un
fusionnement. Ces deux êtres se sont divisés eux-mêmes mais se sont
ouverts l’un à l’autre. Ils se sont échangés et chaque moitié s’est
fusionnée à la moitié de l’autre. Ils ont abandonné leur “entièreté“,
leur nature de départ. LUI n’est plus LUI et ELLE n’est plus ELLE. LUI
était maintenant LUI et ELLE. ELLE était maintenant ELLE et LUI.
Maintenant,
vous ne flottiez plus en des courants fluidiques harmonieux, mais une
moitié de votre être tendait vers le haut alors que l’autre tendait
vers le bas. Il vous fallait vous maintenir. Vos corps spirituels
rayonnants se recroquevillèrent. Vous vécûtes alors ce que “ÇA“ avait
vécu auparavant. Vous étiez devenus quelque chose de différent. Une
moitié rayonnait et se dilatait pendant que l’autre était obscure et se
condensait. Et dans votre axe vital, vous vous mîtes à ressentir une
tension singulière, un trouble nouveau. Ça tirait et ça grattait,
diriez-vous aujourd’hui. Cela vous inquiéta et vous stimula en même
temps. Et vous avez pressenti que cela prendrait encore deux ères
entières avant que ce début de déchirement intérieur ne soit achevé et
libéré.
Tous les mouvements, tous les phénomènes étaient le
contraire de ce qu’ils semblaient être. Ils changeaient d’apparence
selon la perspective d’où vous les regardiez. Ils perduraient tout de
même dans ces nouveaux champs. Ils n’étaient plus volatiles, ils ne
pouvaient plus être facilement emportés ou se transformer mais se
maintenaient un certain temps. Mais ils n’étaient pas figés. Ils
étaient prisonniers entre les membranes des sphères et glissaient sur
des vagues d’énergie d’une paroi à l’autre et vice versa. Ils
dérivaient sur un océan qui les rejetait sans cesse sur ses rivages
mais ne les y laissait pas et les remportait toujours en pleine mer.
Toutes les apparitions allaient de long en large comme un tigre dans
une cage. Elles se balançaient et oscillaient entre des murs invisibles
et se condensèrent en même temps que vous.
Au début, cela vous
inquiéta car vous aviez de votre patrie d’origine un dernier vague
souvenir que TOUT circulait et était libre, variable. Puis TOUT
commença doucement à se figer. La LUMIÈRE et l’OBSCUR se trouvaient
maintenant à l’intérieur de vos corps respectifs. Ils n’étaient plus
libres. Ils commencèrent, eux aussi, à tanguer entre l’océan de
l’Esprit et le continent du corps. Ils commencèrent, eux aussi, à
échanger en vous leur rôle et en perdirent leur singularité. Avec le
temps, vous vous y êtes habitués et ressentiez à quel point la Lumière
et l’Obscur s’aimaient et se donnaient l’un à l’autre. Oui, l’AMOUR
était encore en vous. Ils dansaient ensemble, fusionnaient et se
séparaient. Dans leur monde nouveau, ils inventèrent de nouvelles
danses, jouèrent et chahutèrent comme des enfants, construisirent des
châteaux, les détruisirent à nouveau pour en reconstruire d’autres.
Vous
avez “culbuté“ dans un monde étrange d’oppositions, rempli de
potentiels et de résistances, dans lequel le Tout et le Rien
s’attiraient et se repoussaient pour aussitôt se ré-attirer et se
ré-repousser. Il vous a fallu apprendre à dominer ce phénomène pour ne
pas en devenir fous. …Hmm … “fou“ – mais pour l’amour du ciel,
qu’est-ce c’est…!?
Vous avez plongé dans un monde-miroir, dans
une illusion de la PRÉSENCE-UNE. On dirait que “ÇA“ joue avec vous,
qu’il se moque de vous et élude toutes les lois qu’il a lui-même
créées. “ÇA“ prenait des formes qu’il masquait aussitôt. “ÇA“
franchissait des frontières qu’il venait juste de définir. “ÇA“ posait
des limites pour les déjouer aussitôt. “ÇA“ était un gigantesque
terrain de jeu des phénomènes qui devaient, plus tard, vous servir à
construire vos corps et vos mondes. Mais dans un premier temps, vous
étiez profondément irrités et réjouis.
……….
Quelles
étaient (à la fin de la deuxième ère) les questions brûlantes dont vous
auriez inconditionnellement fait n’importe quoi pour obtenir les
réponses? Que vouliez-vous savoir, atteindre et exprimer? Et bien,
c’était encore des questions de définition:
Que sont: … la Lumière? … l’Amour? … l’éternité? … le bien-être? … la puissance?
Que sont: … l’espace? … le temps? … la voie? … le ressentir? … le reconnaître? … le savoir?
Vous
connaissiez ces entités comme étant une partie de vous-mêmes, vous y
étiez habitués, elles étaient évidentes pour vous. Pourtant cela a
changé au fil des ères. “ÇA“ ne resta pas ce qu’il était. “ÇA“ changea
de visage d’une danse à l’autre et commença doucement à se retirer de
vous. Alors, l’inquiétude se fit de nouveau jour en vous et la volonté
de pénétrer ces phénomènes encore plus profondément, jusqu’en leur
centre qui devait être immuable – vous le pressentiez.
Vous
vouliez faire l’expérience de “ÇA“. Au plus profond de vous, vous
saviez comment l’aborder. Il fallait juste que vous créiez le contraire
de ce que vous vouliez reconnaître. Il fallait que vous en viviez la
contre-partie et que, à la fin du temps, vous la ré-échangiez en
retour. Alors – cette sagesse/vérité vibrait dans votre CŒUR-UN – vous
reconnaîtriez “ÇA“ en sa nature véritable. Puis, vous avez amené
l’Esprit dans un monde nouveau. Oui, il vous fallait tourner “ÇA“ deux
fois. Il vous fallait deux fois vous oublier vous-même, deux fois
mourir et renaître. Alors vous SAURIEZ – et un frisson sacré vous
traversa au moment où vous vous en êtes rendus compte. Ainsi, vous avez
décidé de poursuivre votre chemin sans plus attendre.
Pour
pouvoir faire l’expérience de l’AMOUR éternel, il vous fallait créer
son contraire – en vous-mêmes. C’est ce que, plus tard, vous avez
appelé HAINE et PEUR. Pour pouvoir reconnaître l’ÉTERNITÉ, il a fallu
que vous fassiez l’expérience de la MORTALITÉ. Et qu’est ce que
l’UNITÉ? Jusqu’à cet instant, vous étiez UN. Aucun d’entre vous n’avait
un cœur propre. Le CŒUR-UN contenait en lui toutes les créatures. À
aucun moment de votre aventure vous n’avez vécu la séparation de
l’autre. Pourtant le UN était devenu le MULTIPLE.
L’ère de Poussière ou À la mort succède la croix de vie
Maintenant, une nouvelle danse pouvait commencer. Cette danse, chacun
la fit tout d’abord pour soi, à l’intérieur, et l’ère la dansa ensemble
avec vous. Vos corps tournaient autour d’un axe qui vit le jour avec
cette danse, car auparavant, vous aviez décidé de céder à toutes les
autres créatures les morceaux détachés de vous-mêmes et de les emmener
avec vous dans les différents espaces, temps et dimensions. Une
entreprise extrêmement aventureuse! Mais, puisque que vous étiez encore
à l’abri dans le CŒUR-UN, que pouvait-il arriver?
Toutefois,
lors de cette danse, vous vous êtes dé-tournés hors du CŒUR-UN. Vous ne
l’aviez pas prévu, mais c’est arrivé. Vous vous êtes retrouvés rejetés
sur vous-mêmes, loin de l’autre. C’est pourquoi nous allons maintenant
nous concentrer sur le corps individuel après avoir, jusqu’à présent,
suivi le développement du “corps-deux“. Ce fut le moment où vous avez
créé la croix de vie, ce grand signe emblématique de vos corps auquel,
à la fin du temps, vous avez lié toute souffrance.
Un cœur propre prend naissance
Des parties isolées de votre champ corporel tournent autour de leur axe
pour que - une fois de plus – quelque chose de nouveau se forme. Ainsi,
vous tournoyez et vous vous dé-tournez du CŒUR-UN et créez ce faisant
des cœurs individuels. Chaque être crée son propre cœur et devient un
SOI individuel, une entité individuelle – un Tout propre non divisé.
Et
c’était un sentiment extrêmement exaltant que d’avoir un propre cœur
dans sa poitrine. Pendant cette danse, pendant cette opération, la
fréquence vibratoire de vos corps s’était, il est vrai, condensée une
nouvelle fois mais c’était un prix que vous étiez volontiers prêts à
payer. Maintenant, chaque être avait UN CŒUR dans sa propre poitrine,
un vrai cœur, entier et parfait. Chaque être avait “ÇA“ dans sa
poitrine, UN ÊTRE, la lumière et l’amour du Un: la sagesse et la vie du
commencement. Vous en avez dansé des danses de joie, vous vous êtes
palpés pour vous ressentir vous-mêmes et pour ressentir l’autre. Vous
vous êtes décrit mutuellement à quel point c’est merveilleux d’avoir
son propre cœur.
Puis, vous êtes partis en solitaire dans
l’étendue du paysage où vous étiez tout seuls, loin des endroits où
tout le monde vivait. Là, vous vous êtes sondés en profondeur,
ressentis, examinés – et effectivement: VOUS étiez ENTIERS. Vous étiez
profondément non-seuls, vous ne vous sentiez pas isolés, quoique que
personne d’autre ne soit dans les alentours. Vous étiez ENTIERS en
votre propre SOI. Des courants de félicité sillonnèrent votre être, des
tempêtes d’Obscur et de Lumière traversèrent vos cœurs nouveaux et leur
insufflèrent la vie nouvelle. Oh, c’étaient des moments sacrés en vous,
si augustes et puissants qu’ils vous ont comblés toute une ère durant –
l’ère qui devait s’ensuivre.
Enfin, longtemps après les fêtes et
les bonheurs de la découverte de votre être nouveau, vous avez remarqué
qu’il y avait encore quelque chose, quelque chose d’inquiétant. Tout à
coup, vous n’étiez plus en mesure de savoir comment se sentaient les
autres. Vous ne pouviez plus les ressentir. Vous étiez obligés de le
leur demander et ils devaient vous en faire part. Ce n’est qu’après que
vous pouviez les percevoir, mais d’une manière moins profonde que de
celle à laquelle vous étiez habitués. Cela ne partait plus de
l’intérieur. Dans les premiers temps, vous avez communiqué par
couleurs, lumière et sons, dans cette langue-là que vous aviez apportée
avec vous. Mais bientôt vous vous êtes aperçus que ce langage ne
suffisait plus. Vous vous êtes mis en quête de mouvements, de formes
nouvelles. Plus tard, alors que vos corps devinrent plus solides, vous
avez inventé des chants, des sonorités et des mots, juste pour savoir
comment l’autre allait. C’était véritablement angoissant de ne plus le
ressentir directement.
Ainsi, vous vous êtes identifiés à votre
propre cœur, vous séparant en cela de tous les autres. Voilà ce que
personne n’avait prévu. C’était une conséquence monstrueuse qui apporta
une froideur en vous, une distance qui ne se laissait “réchauffer“ que
peu ou temporairement. Cela vous troublait profondément de ne plus
ressentir l’autre. Et à ce moment de votre développement, quelque chose
en vous commença à germer que, plus tard, vous avez nommé MÉFIANCE.
Mais il n’était plus possible de revenir en arrière.
Cette
séparation incompréhensible, inconcevable d’avec l’autre devait bientôt
aboutir à un moment cruel: il vous fallait prendre la décision de ce
que vous vouliez être: une partie de la communauté ou bien vous-mêmes.
Vous avez été contraints d’éprouver que la décision “pour la
communauté“ vous éloignait de votre cœur, alors que la décision “pour
vous-mêmes“ pour éloignait de l’autre. Lors de cette inéluctable
constatation, votre cœur se resserra terriblement et, pendant un
certain temps, il se sentit véritablement seul, perdu et abandonné.
Fin des extraits tirés de “La danse de la vie“.
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Début de l’extrait cité dans la leçon 20:
La
scission du cerveau
La mort
de Spirit
Ainsi, vous avez déclenché la danse dans votre
cerveau, un cyclone gigantesque qui vous fit oublier, une fois de plus, qui et
ce que vous êtes. Dans ce chaos dansant, vous avez façonné une
“croix-fréquence-nulle“ diagonale dans votre cerveau. Mais ce ne fut pas tout.
Impétueux comme vous l’étiez, vous avez échangé dans la foulée les parties de
votre tête. Vous aviez déjà utilisé ce moyen une fois auparavant, pendant l’ère
de Calcaire, quand vous vous étiez séparés et que vous aviez échangé les
moitiés masculine et féminine de votre être l’une contre l’autre.
Vous avez trébuché hors de cette danse comme des
ouvriers ivres. … Hicks …! Ouf…! Dans vos rêves les plus audacieux, vous
n’auriez jamais imaginé un TEL
état de confusion.
De toute évidence, vous êtes “atterris“ dans des
espaces différents, bien que vous vous teniez l’un en face de l’autre. Vous
pouviez voir les autres, mais vous ne pouviez plus les comprendre. Ce qu’ils
disaient se transformait pendant que cela s’envolait vers vous, et vous ne
pouviez plus discerner ce qu’ils voulaient dire. Vous-mêmes disiez quelque
chose et sentiez comment votre message disparaissait entre des voiles, glissait
à travers des grilles sans atteindre les autres. Ils leur fallait alors deviner
ce que vous vouliez dire. Et vous, vous deviniez ce qu’ils voulaient dire, eux.
Mais le deviniez-vous vraiment? Aucune idée! Des filtres déformants s’étaient
glissés entre vos mots, vos corps et vos cœurs. …..
….. Vous avez induit votre conscience en erreur,
l’avez conduite à un NÉANT, dans un labyrinthe dans lequel la confusion, la
contradiction et la dissimulation voilée pouvaient régner. Désormais, votre
communication permettait des malentendus de tous types de négligence et de
préméditation, aussi bien votre communication avec d’autres êtres que votre
communication avec vous-mêmes …..
….. Au passage, vous en avez profité pour former des
concepts de tactique d’attaque et de défense qui contribueraient, plus tard, à
l’épanouissement de votre art de la guerre. …..
Scission
des gonades
Mort de
Sexus
Restait encore la question de l’AMOUR. Qu’est-ce donc
que l’AMOUR? Lors de la division de l’espace, il s’était établi dans les
gonades du bas-ventre. Voilà que ce centre-là se mit lui aussi à virevolter,
instaurant en vous une troisième croix et distordant les énergies.
La crucifixion de ce centre secondaire de la Création
et la distorsion de ses champs énergétiques entraîna les dernières et les plus
profondes entailles dans votre vie intérieure et extérieure. À l’intérieur,
cela toucha votre force créatrice et votre capacité à aimer terrestres, votre
santé physique et votre immortalité. Sur le plan extérieur, cela toucha vos structures
sociales et individuelles du pouvoir, l’équilibre entre les forces féminine et
masculine, entre la puissance et l’impuissance, entre l’amour et la violence –
respectivement en vous et en dehors de vous, car l’intérieur et l’extérieur se
trouvaient toujours liés de manière inséparable.
Du côté des pertes se trouvaient la vérité physique,
la force corporelle, la pureté et l’innocence, la sagesse physique et
l’intelligence spirituelle des organes ainsi que la capacité d’émission et de
réception des essences, des sécrétions et des forces sentimentales. Du côté
des gains, un immense espace de mémorisation s’est ouvert, pour toutes les
expériences émotionnelles qui devaient s’ensuivre. Car, par
cette dernière division et crucifixion de vos corps, vous avez marqué le début
d’une danse qui devait perdurer jusqu’à aujourd’hui.
Vous avez donc créé des mémoires dans lesquelles
pouvaient se déposer et reposer vos sentiments refroidis, morts et déchirés,
jusqu’à ce que le moment soit venu pour eux de remonter. Ces mémoires obscures
font UN avec la “Forêt du Terrifiant“ et avec ce sol noir qui devait voir
proliférer des broussailles vénéneuses aux fruits sucrés. C’est dans ces
mémoires que sombrèrent tous vos brasiers de volonté non exprimés, tous vos
découragements poltrons, toute votre haine envers les humains, envers la vie et
envers vous-mêmes.
Ils s’y retrouvèrent tous ensemble, formant compost,
macérèrent ensemble, pourrissant lentement. Vos éclats de sentiments sont ainsi
devenus le marécage originel de vos décisions non conscientes, que vous prenez
aujourd’hui encore. Ils devinrent les grottes originelles et le foyer de toutes
vos maladies, dont vous souffrez encore aujourd’hui. C’est de là que surgissent
tous les syndromes maniaques et inflammatoires, oui, véritablement. C’est là
que votre NON-ÊTRE a pu se former des ères durant. C’est là qu’il a pu germer,
pousser, pour finalement ressurgir – à la fin du Temps.
Fin de l’extrait cité dans la leçon 20.
traduction française: Myriam Jabaly